Le risque d'infarctus du myocarde triple dans l'heure qui suit une exposition au trafic routier. Même si le stress peut jouer un rôle dans cette association, la pollution automobile semble bien
être la principale responsable.
Nombre d'études ont déjà suggéré l'implication de la pollution automobile dans l'exacerbation
des maladies cardiovasculaires, le risque de décès cardio-respiratoire chez les sujets résidant à proximité d'un axe routier, le risque majoré
d'infarctus du myocarde chez les conducteurs professionnels, la fréquence accrue des décès par ischémie cardiaque chez les policiers réglant la circulation à Rome, etc.Il s'agit cette fois
d'une étude allemande, menée auprès de 690 patients ayant fait un infarctus du myocarde non fatal. Tous connaissaient l'heure de survenue de l'infarctus et ont répondu à un questionnaire,
précisant notamment les différentes activités réalisées le jour de l'accident cardiaque et pendant les quatre jours précédents : phases de sommeil, niveaux d'activités durant la journée,
périodes passées à l'extérieur, les différents lieux, les moyens de transport, la survenue d'une colère ou d'une joie extrême, un stress, l'exposition à des solvants ou à des poussières,
etc.Les patients sont en majorité des hommes (77%) et 70% d'entre eux sont âgés de plus de 55 ans.
Au final, il s'avère que l'exposition au trafic routier était plus fréquente le jour de l'infarctus que durant les trois jours précédents. Une heure avant sa survenue, l'exposition était deux
fois plus fréquente qu'à n'importe quel autre moment. Les auteurs estiment que l'exposition à la pollution routière a triplé le risque de faire un infarctus dans l'heure suivante.
Certes, la voiture est le lieu d'exposition le plus fréquent, mais le risque existe également dans les transports en commun (bus), en moto ou à vélo. Et les autres facteurs de risque
transitoires, comme le stress, un effort en vélo ou un lever matinal, ne modifient en rien cette constatation.
Le stress contribue certainement à la survenue d'un infarctus, mais la pollution est ici le principal facteur de risque, puisque par exemple, celui-ci est le même que l'on soit au volant de sa
voiture ou passivement installé dans un bus.Un très bel argumentaire pour lutter contre la pollution automobile…
AIDEZ NOUS,CELA DEVIENT URGENT !
Le changement climatique complique la situation sur la planète à différents niveaux.
En sus notamment du sujet largement traité de l’augmentation du niveau de la mer et ses possibles conséquences, le changement climatique est impliqué dans l’émergence récente de nombreuses
maladies infectieuses.
Le changement du climat sur le long terme et des perturbations climatiques de court terme continueront à altérer la distribution et la prévalence des maladies infectieuses, indique Chris Ray, de
l’Université de Colorado-Boulder. Or, la fréquence des perturbations climatiques de court terme s’accroît. Tiré d’un large panel d’études de cas illustrant les effets potentiels du climat sur la
dynamique des maladies, une série d’exposés programmée à la rencontre conjointe de la Société Ecologique Américaine et de la Société pour la Restauration Ecologique, est destinée à faire date en
ce qui concerne la question des liens entre climat et maladie. La session, organisée par Chris Ray et Sharon Collinge, de l’Université de Colorado-Boulder, traitera de nombreuses maladies, allant
de celles affectant l’habitat marin à celles touchant les hommes, par exemple la malaria.
Les études indiquent que les anomalies de température, dont l’accroissement est prédit dans la plupart des océans tropicaux, accentuent la sévérité du déclenchement de maladies affectant le
corail et conduisant à la perte de l’habitat récifal. Les populations d’amphibiens sont globalement sur le déclin. De nombreux facteurs apparaissent ici à l’œuvre. Le changement climatique
interviendrait dans le déclenchement de maladies telles que la chytridiomycose. Les diverses menaces auxquelles sont confrontés les amphibiens sont déconcertantes, particulièrement dans les zones
tropicales de haute altitude.
Par ailleurs, en Asie Centrale, les grandes gerbilles natives, constituent un réservoir pour la bactérie Yersinia pestis, agent pathogène de la peste bubonique. Les études existantes montrent que
des printemps plus chauds et des étés plus humides augmentent la prévalence de Yersinia pestis. Autre maladie concernant l’homme dans le cadre de l’analyse de l’impact du climat : la maladie de
Lyme. La tique vectrice, Ixodes scapularis, étend son domaine. Les Etats-Unis connaissent déjà d’une épidémie de la maladie de Lyme, laquelle a émergé à la fin des années 70 et atteint un sommet
en 2002, lorsque 21 000 cas ont été recensés.







