Texte Libre

Réchauffement Climatique

Lundi 8 octobre 2007




 

La Deuxième Conférence internationale sur le changement climatique et le tourisme « engage instamment l’ensemble du secteur touristique à prendre des mesures pour faire face au changement climatique, un des plus grands défis du XXIe siècle menaçant le développement durable et les objectifs du Millénaire pour le développement ». La Déclaration de Davos présentée à la clôture de cette conférence souligne que « dans le cadre en pleine évolution des Nations Unies, le secteur du tourisme doit réagir rapidement à la modification du climat s’il veut connaître une croissance durable ».



Un secteur qui contribue de plus en plus au réchauffement climatique


Cette conférence de trois jours, qui s'est achevée le 3 octobre, aura été l'occasion de traiter du défi mondial de la modification du climat et des mesures du secteur touristique sous les angles tant de l’adaptation des destinations que de l’atténuation de son propre impact sur ce phénomène.

En effet, Selon l'OMT, environ 842 millions de voyages ont été effectués dans le monde l'an dernier et le nombre de voyages internationaux devrait atteindre 1,5 milliard en 2020. Les transports, le logement et d'autres activités touristiques comptent pour 4 à 6% du total des émissions de gaz à effet de serre, selon le rapport onusien. Un peu moins des trois-quarts des émissions de gaz à effet de serre produits par le tourisme proviennent des transports - 40% des transports aériens et 32% des automobiles - et 21% du logement. La croissance continue du secteur pourrait conduire à une augmentation de 150% de ses émissions de gaz dans les 30 prochaines années.



Le Sous-Secrétaire général de l’OMT, Geoffrey Lipman, y a affirmé : « Nous savons que, s’agissant du changement climatique et de la pauvreté, les solutions sont étroitement liées. Ici, à Davos, le secteur du tourisme s’est engagé à adopter dès à présent une position stratégique à maintenir dans la durée, ainsi qu’à apporter de la sorte sa contribution à la feuille de route mondiale du Secrétaire général de l’ONU pour la Conférence de Bali sur le changement climatique à la fin de cette année. Nous quittons Davos plus optimistes quant à notre avenir après être parvenus à un accord pour renforcer la durabilité essentielle de notre capacité de réaction dans les quatre domaines économique, social, environnemental et climatique. »



Cet engagement requiert du secteur touristique des mesures pour :


- limiter ses émissions de gaz à effet de serre (GES), que causent tout particulièrement les transports et les installations d’hébergement ;- adapter les entreprises et les destinations touristiques à la modification des régimes climatiques ;- appliquer les techniques existantes et nouvelles pour améliorer le rendement énergétique, et- se procurer des ressources financières pour aider les régions et pays pauvres.



Le chef de l’unité Tourisme du PNUE, Stefanos Fotiou, a souligné combien la conférence avait prouvé « que le secteur du tourisme est confronté au défi du changement climatique et qu’en même temps, il contribue d’une façon non négligeable aux émissions de gaz à effet de serre. Elle a aussi démontré que, moyennant une démarche plus intelligente de développement mieux géré, le tourisme peut aider à faire reculer la pauvreté dans les pays en développement, réduire sa propre empreinte carbone et participer à la protection des ressources naturelles et reposant sur la nature. Bref, le tourisme a un rôle potentiellement très important et très positif à jouer pour relever à notre époque les défis fondamentaux de la durabilité. »



Destinations ne libérant pas de carbone



Les professionnels du tourisme doivent se préparer à un éventuel changement de la demande touristique qui réagirait ainsi à la modification du climat. Les transports étant un des sous-secteurs contribuant de la façon la plus évidente au réchauffement du globe, l’accroissement de la prise de conscience des touristes pourrait les amener à se détourner du tourisme lointain et à préférer les destinations à courte distance. Or, cette redistribution des flux risquerait de nuire aux pays les moins avancés, dont la plupart dépendent énormément des recettes touristiques. En effet, 46 des 49 pays les plus pauvres du monde comptent sur le tourisme international comme principale source de rentrées de devises.À la conférence de Davos, le Sri Lanka a annoncé avoir pris l’initiative « Le Sri Lanka sans émission nette de carbone, poumon de la Terre ». Cette mesure politique concrète est un compromis qui jette un pont entre la sensibilisation à l’environnement et le potentiel qu’a le tourisme de favoriser le développement.

Petit pays tributaire des voyages sur de longues distances pour obtenir des recettes touristiques, le Sri Lanka affronte le défi du changement climatique en ayant pour objectif de devenir la première destination sans émission nette de carbone. Comme ses forêts tropicales peuvent piéger de grandes quantités de carbone qui autrement s’ajouteraient au CO2 de l’atmosphère, il aspire à être un poumon de la Terre dans le domaine du tourisme.

Vu son engagement en faveur de tout un éventail d’activités en matière d’UTCATF (utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie) associées à des programmes adaptés de compensation des émissions de carbone, « cette initiative a une valeur à la fois réelle et symbolique et nous espérons que d’autres pays et d’autres acteurs du tourisme rejoindront la communauté des poumons de la Terre pour mettre en place un cadre mondial qui contribuera à l’action d’ensemble des Nations Unies face au changement climatique », a dit le Sous-Secrétaire général de l’OMT, Geoffrey Lipman.



Pour une troisième conférence sur le changement climatique et le tourisme



La conférence de Davos a demandé à l’OMT de renforcer cette méthode d’action en collaboration avec le PNUE et l’OMM et de convoquer, quand il conviendra dans l’avenir, une Troisième Conférence sur le changement climatique et le tourisme pour examiner les progrès accomplis, maintenir les niveaux d’action et définir les nouveaux besoins et les nouvelles dispositions à prendre.



Quant au Sous-Secrétaire général de l’OMM, Jeremiah Lengoasa, il a dit : « Alors que le climat est bien une ressource précieuse essentielle à l’activité touristique, il ne faut pas sous-estimer le fait que la modification du climat et les risques qu’elle entraîne peuvent avoir des conséquences pour l’infrastructure, les populations, les réseaux financiers et les écosystèmes qui sont vitaux pour le succès du tourisme à tous les échelons. L’OMM invite instamment les gouvernements et les professionnels à renforcer les partenariats sur les liens entre le climat et le tourisme, à bien utiliser les informations et les prévisions en matière de climat que fournissent les Services météorologiques et hydrologiques nationaux et à incorporer les facteurs climatiques dans les politiques et plans de développement et de gestion du tourisme de façon à assurer l’avenir durable du secteur. »



La Déclaration de Davos et les résultats de la conférence serviront de point de départ aux débats du Sommet ministériel de l’OMT sur le tourisme et le changement climatique, prévu le 13 novembre prochain à Londres, au Royaume-Uni, à l’occasion du World Travel Market. Ils seront soumis pour adoption à l’Assemblée générale de l’OMT, dont la session se déroulera du 23 au 29 novembre à Cartagena de Indias, en Colombie, et ils seront également présentés à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, qui se tiendra en décembre à Bali, en Indonésie.


IL FAUT REAGIR VITE !
Par sab
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Mercredi 26 septembre 2007

 

Manger moins de viande pourrait contribuer à ralentir le réchauffement de la planète, en entraînant la réduction du nombre de cheptels ovins et bovins et, du même coup, celle des rejets de méthane émanant des animaux, selon une étude publiée jeudi dans un numéro spécial du journal "The Lancet".

Pour les experts, réduire la consommation globale de viande rouge de 10% suffirait à diminuer les émissions de gaz émis par les systèmes digestifs des vaches, moutons et chèvres, qui contribuent au réchauffement global.

"Si les gens savaient qu'ils menaçent l'environnement en mangeant plus de viande, ils réfléchiraient à deux fois avant de commander un steak", a déclaré Geri Brewster, nutritionniste à l'Hôpital de Westchester-Nord à New York, qui n'a pas participé à l'étude.

D'autres moyens de réduction de ces émissions de gaz, notamment en donnant au bétail du fourrage de meilleure qualité, n'auraient, selon les experts, que des conséquences limitées. Les gaz provenant d'animaux destinés à la consommation représentent en effet le quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

"Ceci fait de la réduction de la consommation de viande la seule véritable option", a déclaré le Dr John Powles, expert en santé publique de l'Université de Cambridge, un des auteurs de l'étude.

La quantité de viande consommée varie considérablement dans le monde. Dans les pays développés, on mange environ 224 grammes de viande par jour et par personne. Contre seulement 31 grammes par jour en Afrique.

Face à une demande qui ne cesse d'augmenter dans le monde, les experts s'inquiètent de l'augmentation des élevages et de son corolaire, les émissions de gaz, notamment de méthane et de protoxyde d'azote, qui font monter la température. En Chine, par exemple, la population mange deux fois plus de viande qu'il y a dix ans.

Selon John Powles, une consommation de viande moyenne limitée à 90 grammes par jour et par personne dans le monde pourrait éviter l'accélération du réchauffement par les gaz à effet de serre.

Manger moins de viande rouge contribuerait aussi à améliorer la santé de la population. Powles et les co-auteurs estiment que réduire la consommation de viande réduirait aussi le nombre de maladies cardio-vasculaires et de cancers.

"Dans notre société, nous consommons trop de protéines", estime Geri Brewster. "Si on mangeait moins de viande rouge, ça aiderait aussi à réduire l'épidémie d'obésité"

.Selon les experts, il faudra probablement des décennies avant que la population accepte de changer ses habitudes. "Nous devons mieux comprendre les conséquences de notre alimentation", a estimé le Dr Maria Neira, directrice du service de santé publique et de l'environnement de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

"C'est une théorie intéressante qui nécessite d'être mieux étudiée", a-t-elle ajouté. "Manger moins de viande pourrait vraiment représenter un moyen de réduire les émissions de gaz et le changement climatique". AP

NOUS AVONS UNE SOLUTION, QUI NE METTRA PAS NOS ÉLEVEURS EN PÉRIL.


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Mardi 25 septembre 2007
 


NEWYORK (AFP) - Le changement climatique provoque déjà une vaste restructuration économique et industrielle planétaire induite par les réglementations publiques et les actions des entreprises pour s'y adapter, selon une enquête auprès de grands groupes industriels mondiaux publiée lundi.

 

Cette enquête a été conduite par le Carbone Disclosure Project (CDP), un organisme à but non lucratif basé à Londres, représentant 315 grands investisseurs institutionnels comme des compagnies d'assurance et des banques qui contrôlent 41.000 milliards de dollars d'investissement au total.

Le rapport du CDP, qui a lancé ce sondage annuel il y a cinq ans, sera présenté lundi à New York par l'ancien président Bill Clinton, en marge d'un sommet sur le climat tenu dans le cadre des Nations unies.'Cette restructuration (économique et industrielle) a déjà commencé à redéfinir les bases des avantages concurrentiels et des performances financières des entreprises et de leurs investisseurs', souligne le document.'Nous représentons les investisseurs et, en leur nom, nous demandons aux plus grandes sociétés mondiales de dévoiler le volume de leurs émissions de gaz effet de serre et de dire aussi comment elles abordent les risques et le potentiel représentés par le changement climatique', a expliqué àl'AFP Paul Dickinson, PDG du CDP.

L'analyse des réponses des1.300 entreprises dans les secteurs allant de l'énergie à l'automobile montre que les grands groupes industriels mondiaux 'ont élaboré ces dernières années des stratégies et mis en place des structures pour minimiser les conséquences financières potentiellement négatives du réchauffement de la planète et améliorer leur compétitivité', selon le rapport.

Alors que les sociétés dans le monde continuent à gérer le risque et à améliorer leur approche, les placements des investisseurs vont y gagner encore, assure Paul Dickinson.

La pression sur les entreprises pour s'adapter et tirer profit du changement climatique vient des investisseurs 'car ces derniers veulent protéger leur argent et tirer profit le plus tôt possible des industries du futur', ajoute-t-il.

Selon lui, le montant des investissements dans l'énergie 'verte' se chiffre déjà en centaines de milliards de dollars.

NOUS AUSSI ON PEUT AGIR, POUR FAIRE DIMINUER LE DANGER DU AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE!

 

 
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Samedi 22 septembre 2007
 


Les experts réunis au sein du GIEC (lire encadré) estiment que le réchauffement devrait encore s’accélérer : la température moyenne pourrait s’accroître encore de 1,8 °C à 4 °C d’ici à la fin du XXIe siècle si rien n’est fait. Des chiffres peu élevés? C’est tout le contraire ! Cette différence de température représente l’élévation nécessaire pour passer d’un climat glaciaire à un climat tempéré comme celui d’aujourd’hui.

Et ce réchauffement ne sera pas uniforme sur l’ensemble de la planète.
Le constat est déjà inquiétant. La banquise de l’Arctique a perdu de 30 à 40 % de son épaisseur moyenne ces trente dernières années. Partout dans le monde, les glaciers de montagne se réduisent. La calotte glaciaire du Kilimandjaro est également sur la sellette. Le décalage saisonnier engendré par le réchauffement bouleverse le comportement de la faune et de la flore.

Et si ce réchauffement n’est pas limité, les experts prévoient une multiplication de phénomènes
météorologiques préoccupants : inondations, vagues de chaleur, tempêtes, fonte des calottes glaciaires
et des glaciers de montagne… Sans oublier une élévation générale du niveau de la mer en raison de la dilatation des eaux des océans.

5500 milliards d’euros

C’est le coût de l’inaction : il représente le montant des dommages du réchauffement climatique si rien
n’est fait d’ici à 2050. Ce chiffre a été établi par l’économiste Sir Nicholas Stern dans un rapport
publié en octobre2006. Évalué pour la première fois, ce coût exorbitant a fait l’effet d’une bombe.
Ce qu’il faut retenir au-delà du simple chiffre: l’importance d’agir dès maintenant. Et d’autant plus vite que la facture ne cesse de s’alourdir.
Cela devrait donc inciter politiques et industriels à se mobiliser.

LES EXPERTS AU CHEVET DE LA PLANÈTE

Pourquoi la Terre se réchauffet- elle?
Quelles sont les conséquences prévisibles? Qui en est responsable?
Quelles solutions mettre en place pour limiter les dégâts?
C’est pour tenter de répondre à toutes ces questions qu’a été mis en place le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), il regroupe les meilleurs experts mondiaux du
climat. Début 2007, le groupe de travail n° 1 du GIEC, consacré à la science du climat, a effectué une large synthèse de travaux publiés dans le monde entier et a fait connaître ses résultats qui ont maintenant valeur de référence. Un large consensus sur les causes et conséquences du réchauffement climatique a ainsi vu le jour.

MAINTENAT,PASSEZ A L'ACTION !
 

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Mercredi 29 août 2007

La carte d'un monde réchauffé

Cette carte représente les principales répercussions du changement climatique constatées aujourd'hui (fonte des glaciers, montée des eaux…) et les effets du changement climatique prévus pour 2050-2100.


Cliquer sur la carte pour l'agrandir


Le bilan scientifique



En 2001, Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) a rendu public son dernier rapport qui comprend trois volets.Le bilan scientifique dressé par les experts du GIEC conclut à l'existence d'une quantité croissante d'indices témoignant d'un réchauffement de la planète et d'autres modifications du système climatique.

• La température moyenne de surface (moyenne de la température de l'air au-dessus des terres et de la température à la surface de la mer) a augmenté de 0.6 °C (avec une marge d'erreur de ± 0.2 °C) au cours du 20ème siècle.

• Le réchauffement s'est notamment produit durant deux périodes, de 1910 à 1945 et depuis 1976.Depuis 1861, la décennie 90 a très probablement été la plus chaude et l'année 1998, l'année la plus chaude.De nouvelles analyses indiquent que le réchauffement survenu dans l'hémisphère nord au 20ème siècle a probablement été le plus important de tous les siècles du millénaire passé.

• La couverture neigeuse et l'extension des glaciers ont diminué.Des données satellites montrent une diminution probable de 10% de la couverture neigeuse depuis la fin des années 60

• Le niveau moyen de la mer a progresséEntre 10 et 20 centimètres au cours du 20 ème siècle

• Changements climatiques
 
-Augmentation des précipitations dans les zones de moyennes et hautes latitudes de l'hémisphère nord et augmentation de la fréquence des épisodes de fortes précipitations dans les mêmes zones.
-Les épisodes chauds du phénomène El Nino ont été plus fréquents, plus durables et plus intenses depuis le milieu des années 1970.-Dans certaines régions, notamment dans certaines zones d'Asie et d'Afrique, augmentation de la fréquence et de l'intensité des sécheresses durant ces dernières décennies.

Les émissions de gaz à effet de serre et d'aérosols dues aux activités humaines continuent d'altérer l'atmosphère d'une manière qui affecte le climat.

• Du fait des activités humaines, la concentration des GES dans l'atmosphère a continué à augmenter.
- La concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère a augmenté de 31% depuis 1750. Le taux actuel d'augmentation est sans précédent depuis au moins 20 000 ans.
- Environ ¾ des émissions humaines de CO2 au cours des vingt dernières années est due à la combustion d'énergies fossiles. Le reste est essentiellement dû au changement dans l'utilisation des terres, notamment à la déforestation.

La confiance dans la capacité des modèles à prévoir le climat futur a augmenté.

On dispose aujourd'hui de preuves plus grandes que le réchauffement constaté au cours des cinquante dernières années est attribuable aux activités humaines.

Les influences humaines continueront de changer la composition atmosphérique tout au long du XXIe siècle. -Les émissions de CO2 dues aux combustions d'énergies fossiles seront encore prédominantes au XXIe siècle.

· Les émissions de certains gaz à effet de serre, dont le CO2, ont des effets très durables dans la composition de l'atmosphère.

-Tous les résultats des modèles du GIEC conduisent à prévoir une augmentation de la température globale et une élévation du niveau de la mer.


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Samedi 25 août 2007


 


Il reste moins d'une décennie pour éviter un dérèglement catastrophique du climat terrestre, affirme une vaste étude à paraître mardi.


Rédigée par un large panel de scientifiques, d'anciens hommes politiques et d'économistes, ce rapport, baptisé 'Meeting the Climate Change' fixe à dix ans, «voire peut-être moins », le point de non-retour climatique au-delà duquel les rejets de gaz à effet de serre vont entraîner un hausse de température désastreuse pour la planète.


Selon cette étude, la Terre atteindra ce stade lorsque la température moyenne y aura augmenté de 2 degrés par rapport à la période précédent la révolution industrielle du 18e siècle.
Or, depuis cette époque, la planète a déjà gagné 0,8 degré en moyenne. «Le monde ne dispose donc plus que d'un petit degré de marge avant que le point de non retour soit atteint », avertissent les auteurs de l'étude.


Pour eux, la Terre aura atteint ce point de non-retour lorsque son atmosphère contiendra 400 parties de CO2 par millions (ppm). Aujourd'hui, elle en contient déjà 379 ppm, un niveau augmentant de 2 ppm chaque année, souligne l'étude.


Un réchauffement de la Terre de plus de 2 degrés entraînera des perturbations graves dans la production agricole, des sécheresses majeures, une augmentation des épidémies, la mort des forêts, la disparition de plusieurs espèces animales et végétales, ainsi qu'une élévation du niveau des mers.


«Une bombe écologique à retardement est en route », avertit Stephen Byers, ancien ministre britannique des Transports et membre du panel d'experts à l'origine du rapport qui intervient alors que Tony Blair entame sa présidence du G8, mandat au cours duquel il a promis de prendre le changement climatique à bras le corps.


Le rapport recommande urgemment aux pays de cette organisation de produire, d'ici 2025, un quart de leur électricité avec des sources renouvelables et de doubler d'ici 2010 les budgets de recherche consacrés aux énergies non fossiles.


«Ce sont les investissements que nous réalisons à partir de maintenant et durant les 20 prochaines années qui nous permettront de stabiliser le climat. Pas ceux que nous consentirons d'ici la moitié du 21e siècle ou au-delà », conclut Tom Burke, ancien conseiller de Tony Blair pour les questions environnementales et membre lui aussi de ce panel.
 

IL Y A PLUS UNE MINUTE A PERDRE !
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Lundi 20 août 2007

Alors que les projections concernant le réchauffement climatique sont de plus en plus inquiétantes, la parade sera-t-elle à la hauteur ?

Réchauffement : l’inquiétude grandit Le 29/01/05, Le Monde évoquait la publication, par la revue Nature, de plusieurs chercheurs britanniques selon laquelle, un doublement du CO2 pourrait donner lieu à des hausses de températures de 1,9 °C à 11,5 °C.

Cette étude tranche avec le (relatif) optimisme des experts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui prédisaient une hausse moyenne de température de 3 °C d’ici la fin du siècle.

Le Monde détaille la méthodogie de l’étude fondée sur de nombreuses simulations climatiques (62 000 personnes appartenant à 130 pays ont participé à cette opération).

Cette inquiétude est partagée par les experts réunis en conférence ce 1er février à Exeter. Dans un autre article, Le Monde cite le président de la conférence, Dennis Tirpak, selon qui « neuf des dix dernières années se sont révélées les plus chaudes depuis le début des relevés météorologiques en 1861 ». « Depuis les années 1970, le changement climatique a accru la fréquence et l’intensité des épisodes de sécheresse », a-t-il remarqué. « Les écosystèmes terrestres et marins sont modifiés, avec des conséquences difficiles à prédire », ajoute-t-il.

De son côté, Le commissaire à l’environnement, Stavros Dimas, dans un communiqué évoquant le lancement d’un concours scolaire européen, a déclaré : « Le changement climatique est l’un des problèmes les plus graves auxquels le monde est confronté sur le plan de l’environnement. Une hausse de la température terrestre de quelques degrés à peine sur une période relativement courte aurait d’énormes conséquences, entraînant une augmentation du niveau des mers et menaçant d’extinction une grande partie des espèces terrestres. Chacun peut contribuer à éviter cette catastrophe et le concours de la Semaine verte offre aux écoles une occasion d’aborder ce sujet ».

DEUX ANS APRÈS CET ARTICLE RIEN A CHANGE,RÉAGISSONS !


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Samedi 18 août 2007

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Les changements climatiques nuiront vraisemblablement à la production vivrière du monde en développement, tandis que les pays industrialisés pourraient enregistrer des gains de production, a déclaré mardi le directeur général de l'Organisation des Nations pour l'alimentation et l'agricukture (FAO), M. Jacques Diouf, lors de la Conférence de la Fondation de recherche M.S. Swaminathan à Chennai (Inde), selon un communiqué parvenu à la PANA.


"Le rendement potentiel est susceptible d'augmenter aux plus hautes latitudes, selon les cultures, en cas d'accroissement moyen de la température de la planète de 1 à 3°C, puis de diminuer ensuite", a-t- il indiqué. "En revanche, aux plus faibles latitudes, en particulier dans les régions tropicales aux sécheresses saisonnières, il reculera probablement, y compris en présence de légères augmentations de température, ce qui accentuerait le risque de faim".


L'augmentation de la fréquence des sécheresses et des inondations aurait des répercussions négatives sur la production locale, en particulier dans les secteurs de subsistance à faible latitude.


"L'agriculture pluviale dans les zones marginales des régions semi- arides et sub-humides est la plus à risque", a expliqué M. Diouf, précisant que "l'Inde pourrait perdre 125 millions de tonnes de céréales non-irriguées, soit l'équivalent de 18 pour cent de sa production totale".


Les impacts du changement climatique sur les forêts et sur les populations tributaires des forêts sont déjà manifestes, avec la multiplication des feux de brousse ainsi que des foyers de ravageurs et de maladies.

LUTTONS CONTRE CE PHENOMENE!

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Samedi 11 août 2007


Les 20 à 30 prochaines années seront cruciales pour atténuer le réchauffement planétaire, notamment en ce qui concerne les gaz à effets de serre, a estimé vendredi le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) à l’issue d’une réunion à Bangkok. «Il existe un potentiel important pour réduire les émissions dans les prochaines décennies», a estimé Bert Metz, coprésident du groupe de travail.




«Les changements de modes de vie et de comportements peuvent contribuer à la réduction des émissions (de gaz à effet de serre) dans tous les secteurs», indique le «résumé à l’intention des décideurs» politiques, approuvé par quelque 400 délégués mandatés par environ 120 pays auprès du Giec.

Le texte met en évidence des «coûts de réduction tout à fait abordables», a indiqué à l'AFP Marc Gillet, chef de la délégation française. Mais il faut faire vite, ont alerté les experts.

La question des coûts de la lutte contre le changement climatique a dominé les cinq jours de discussions du Giec, suscitant certaines frictions entre les pays représentés, y compris avec la Chine. Washington a exprimé son soutien au rapport du Giec. «Les Etats-Unis sont en tête au niveau mondial par leurs investissements significatifs dans les sciences et les technologies liées à la recherche sur l’évolution du climat», explique un communiqué du département d’Etat américain.

Pour stabiliser cette pollution et contenir ainsi la hausse moyenne de la température entre + 2°C et + 2,4°C par rapport à la période pré-industrielle, il faudrait que ces émissions atteignent un pic d’ici 2015 et redescendent ensuite à 50% des niveaux actuels d’ici 2050, selon ce document. Selon un précédent rapport du Giec publié en février à Paris, la hausse des températures pourrait atteindre jusqu’à + 6,4°C d’ici 2100, dans le pire des cas, par rapport à la période 1980-1999.

«Des négociations sur un nouvel accord climatique international doivent être absolument lancées à la prochaine conférence ministérielle de l’ONU en décembre» à Bali (Indonésie), a déclaré le commissaire européen à l’Environnement Stavros Dimas. L’UE s’est engagée à réduire de manière unilatérale d’au moins 20% en 2020 ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. Les Européens souhaiteraient que les Etats-Unis et les pays en voie de développement en croissance rapide (Chine, Inde, Brésil, etc), qui ne participent pas à Kyoto, s’engagent eux aussi à des réductions d’émissions dans le cadre de ce nouvel accord, ce que ces derniers refusent.

SOYONS PLUS INTELLIGENTS AGISSONS MAINTENANT !

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Samedi 11 août 2007
Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire ou, par anglicisme, réchauffement global (de l'anglais global warming), est un phénomène d'augmentation, à l'échelle mondiale et sur plusieurs années, de la température moyenne des océans et de l'atmosphère. Dans son acception commune, ce terme est appliqué au changement climatique observé depuis environ vingt-cinq ans, c'est-à-dire depuis la fin du XXe siècle.

Courbes de la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère terrestre (en bleu) et de la température moyenne globale (en rouge) sur les 1 000 dernières années.


-L'existence du réchauffement est appuyée par les rapports scientifiques du GIEC rédigés par plus de 600 climatologues[4] provenant de tous les pays et validés par les gouvernements de tous les pays[5]. Le phénomène n'est plus que très marginalement contesté dans les revues scientifiques.


-Les causes du réchauffement sont attribuables essentiellement à l'activité humaine et en particulier à ses émissions de gaz à effet de serre. Seule une petite minorité de scientifiques, qui ne sont souvent pas des climatologues, émettait encore quelques réserves avant le rapport AR4 du GIEC.


-Le rapport AR4 de février 2007 du GIEC indique que les effets comportent entre autre une augmentation des sécheresses, des pluies torrentielles, une élévation du niveau des océans, des canicules et de violents cyclones. Le CO2 émis à ce jour par l'homme contribuera au réchauffement pendant encore au moins 200 ans. La concentration atmosphérique du CO2 en 2005 dépassait de loin les valeurs naturelles des derniers 650 000 ans. De même pour la concentration du méthane.


-Suite au rapport AR4 du GIEC, approuvé par tous les pays dont les États-Unis, 46 pays se sont engagés à lutter contre les pays qui ne réduiraient pas leurs émissions de gaz à effet de serre. Les pays principalement visés sont les États-Unis, la Russie, l'Inde et la Chine.


Selon les conclusions du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) dans son rapport de 2001[6], la cause la plus probable de ce réchauffement dans la seconde moitié du XXe siècle serait le « forçage anthropique », c'est-à-dire l'augmentation dans l'atmosphère des gaz à effet de serre résultant de l'activité humaine. Il est prévu que le réchauffement planétaire se poursuive au cours du XXIe siècle mais l'amplitude de ce réchauffement est débattue. Selon les hypothèses retenues et les modèles employés, les prévisions pour les 50 années à venir vont de 1,8 à 3,4 °C.


L'hypothèse d'un lien entre la température moyenne du globe et le taux de gaz carbonique dans l'atmosphère a été formulée pour la première fois en 1894 par Svante Arrhenius. En 1979, lors de la première conférence mondiale sur le climat, est avancée pour la première fois sur la scène internationale l'éventualité d’un impact de l'activité humaine sur le climat. L'adhésion assez massive de certains scientifiques à cette cause est récente, mais une controverse existe dans ce milieu quant aux causes de ce réchauffement. Des climatologues soutiennent en effet que le réchauffement observé n'est que la conséquence de phénomènes naturels (telles que les fluctuations de l'activité solaire et celles de l’orbite terrestre). Cette position est cependant fortement minoritaire parmi les climatologues.

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