Les experts réunis au sein du GIEC (lire encadré) estiment que le réchauffement devrait encore s’accélérer : la température moyenne pourrait s’accroître encore de 1,8 °C à 4 °C d’ici à la fin du XXIe siècle si rien n’est fait. Des chiffres peu élevés? C’est tout le contraire ! Cette différence de température représente l’élévation nécessaire pour passer d’un climat glaciaire à un climat tempéré comme celui d’aujourd’hui.
Et ce réchauffement ne sera pas uniforme sur l’ensemble de la planète.
Et si ce réchauffement n’est pas limité, les experts prévoient une multiplication de phénomènes
météorologiques préoccupants : inondations, vagues de chaleur, tempêtes, fonte des calottes glaciaires
et des glaciers de montagne… Sans oublier une élévation générale du niveau de la mer en raison de la dilatation des eaux des océans.
C’est le coût de l’inaction : il représente le montant des dommages du réchauffement climatique si rien
n’est fait d’ici à 2050. Ce chiffre a été établi par l’économiste Sir Nicholas Stern dans un rapport
publié en octobre2006. Évalué pour la première fois, ce coût exorbitant a fait l’effet d’une bombe.
Ce qu’il faut retenir au-delà du simple chiffre: l’importance d’agir dès maintenant. Et d’autant plus vite que la facture ne cesse de s’alourdir.
Cela devrait donc inciter politiques et industriels à se mobiliser.
Pourquoi la Terre se réchauffet- elle?
Quelles solutions mettre en place pour limiter les dégâts?
Créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), il regroupe les meilleurs experts mondiaux du
climat. Début 2007, le groupe de travail n° 1 du GIEC, consacré à la science du climat, a effectué une large synthèse de travaux publiés dans le monde entier et a fait connaître ses résultats qui ont maintenant valeur de référence. Un large consensus sur les causes et conséquences du réchauffement climatique a ainsi vu le jour.






