Texte Libre

Conséquences de la pollution

Vendredi 26 octobre 2007


NAIROBI (Source vérifiée)

Une action immédiate et décisive est indispensable à tous les échelons pour garantir la survie des générations actuelles et futures, a averti jeudi l'ONU dans la plus grande étude qu'elle ait consacrée aux dangers du changement climatique.

Le rapport de 570 pages du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), publié sous le titre "Etude globale sur l'environnement (GEO-4)", est le résultat du travail de 390 experts. Il compile observations, études et chiffres récoltés sur deux décennies.

Ses conclusions, dans un contexte où le changement climatique domine l'actualité, sont des injonctions sans équivoque aux dirigeants mondiaux pour que la défense de l'environnement figure parmi les décisions prioritaires.

"Les besoins ne sauraient être plus urgents et la période ne saurait être plus opportune (...) face aux défis auxquels nous sommes confrontés, pour agir maintenant afin de garantir notre propre survie et celle des générations futures", écrit le PNUE.

Le rapport décrit l'état de la planète (atmosphère, terre, eau, bio-diversité) et recense les changements survenus depuis que la Commission mondiale pour l'environnement et le développement ("Commission Brundtland") a établi en 1997 son programme intitulé "Notre avenir commun".

"Il y a eu suffisamment d'appels à prise de conscience depuis Brundtland. J'espère sincèrement que le GEO-4 sera le dernier", souligne le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

"La destruction systématique des ressources naturelles de la planète, ou provenant de la nature, a atteint un point où les survies économiques sont en jeu (...) et où la facture transmise à nos enfants pourrait s'avérer impossible à payer", a-t-il ajouté.

La Terre a déjà été confrontée à cinq extinctions d'espèces en 450 millions d'années, la dernière il y a 65 millions d'années. "La sixième extinction majeure est en route, provoquée cette fois-ci par le comportement de l'homme", ajoute le PNUE.

Le développement mondial a été très important durant les 20 dernières années, et l'homme dispose des outils pour comprendre et gérer les défis de l'environnement à venir, mais les réponses apportées ont été "lamentablement inadéquates", selon le rapport.

Le document passe en revue les questions soulevées pour l'environnement par continent et par secteur.

Le climat évolue plus rapidement que durant les 500.000 dernières années. Alors que les températures globales moyennes ont augmenté de 0,74 degrés Celsius lors du siècle écoulé, elles devraient, selon les prévisions, augmenter de 1,8 à 4 degrés dans le siècle prochain.

La population humaine mondiale est devenue tellement importante qu'elle excède "les ressources nécessaires" à sa survie, avertit le rapport. Elle devrait atteindre 8 à 9,7 milliards d'ici à 2050.

"En Afrique, poursuit le texte, la dégradation du sol, voire la désertification sont des menaces (...) La production de nourriture par tête a chuté de 12% depuis 1981".

La consommation de poisson a plus que triplé ces 40 dernières années, mais les prises ont stagné ou décliné depuis 20 ans, et "23% des mammifères et 12% des oiseaux sont menacés".

Le PNUE se défend de chercher à "noircir le tableau", et note des succès dans les efforts pour réduire le trou dans la couche d'ozone et la pollution de l'air. "Mais certains de ces progrès obtenus dans les pays développés l'ont été au détriment des pays en voie de développement, où on exporte la production industrielle et ses effets", remarque le rapport.

"Pour certains des problèmes persistants, les dommages risquent déjà d'être irréversibles", avertit le rapport. Il faut désormais donner la priorité à "l'environnement pour le développement", et non plus au "développement au détriment de l'environnement", conclut le PNUE.

POUR SAUVER LA PLANETE, C'EST MAINTENANT OU JAMAIS !

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Mardi 23 octobre 2007

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Samedi 29 septembre 2007

L'Arctique vient de battre un triste record : celui de la plus petite superficie de glace de mer jamais observée. Or il s'agit là de l'un des meilleurs indicateurs du réchauffement climatique en cours..
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Couverture de la banquise en Arctique le 16 septembre 2007La moyenne mensuelle de 1979 à 2000 est représentée en violet crédit : National Snow and Ice Data Center, 09/2007

Dès août, les observateurs s'inquiétaient de la fonte précoce et jamais égalée de la glace de mer en Arctique. En effet, au 17 août, l'extension de la banquise arctique était de seulement 5,26 millions de km² alors qu'en septembre 2005, dernier record enregistré, la superficie mesurée était de 5,32 millions de km². Or, le mois de septembre reste le mois où la diminution est la plus forte.

Selon les dernières données du centre américain de recherches sur la neige et la glace (NSIDC), au 16 septembre, la couverture de la glace de mer avait une superficie de seulement 4,13 millions de km². Du jamais vu ! Le déficit par rapport au précédent record de 2005 est de plus d'un million de km², c'est à dire une surface égale à cinq fois le Royaume-Uni ou l'équivalent de la Californie et du Texas réunis.Walt Meier, membre du NSIDC, souligne qu'il "s'agit de la plus forte diminution par rapport au précédent record et c'est assez stupéfiant".Notons que d'après les observations effectuées entre 1979 et 2000, la superficie minimale moyenne de la banquise arctique est de 6,74 millions de km² et apparaît vers le 12 septembre. Par rapport à cette moyenne, l'année 2007 accuse une diminution de 2,61 millions de km², dix fois la superficie du Royaume-Uni."C'est un changement dramatique en une année". Nous sommes certainement dans une tendance décroissante depuis 30 ans, mais la tendance s'accélère vraiment", poursuit Meier.

Rappelons qu'en 1978, lors des premières observations par satellite, la banquise couvrait alors 7,5 millions de km².

Vers une élévation du niveau des océans ?

Non, car la fonte de la glace dans l'eau ne modifie pas le volume occupé par cette dernière. Pour vous en convaincre, vous pouvez faire fondre un glaçon dans un verre d'eau plein : le verre ne débordera pas pour autant.

Par contre, la diminution dramatique de la banquise arctique est un bon témoin du réchauffement climatique et cette accélération "stupéfiante" ne laisse pas présager d'accalmie dans les changements climatiques. De plus, la modification de l'albédo de la région Arctique, avec des surfaces "blanches" moins importantes va accélérer d'autant le réchauffement, dans un cercle vicieux ou rétroaction positive dans le jargon des scientifiques.

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Jeudi 13 septembre 2007



Indiscutablement, le climat se réchauffe.Quel en est le véritable impact en France métropolitaine et dans les territoires d’outre-mer? Dans quelles proportionsnotre équilibre environnemental sera-t-il bouleversé pour le siècle en cours? C’est pour répondre à ces questions qu’a été créé en 2001 l’Observatoire national surles effets du réchauffement climatique (ONERC).

 

DES PHÉNOMÈNES CLIMATIQUES EXTRÊMES PLUS FRÉQUENTS

D’après l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, les risques de sécheresse au sud en été ainsi que des pluies plus abondantes et des inondations au nord en hiver sont à prévoir. En ce qui concerne l’outre-mer, la fréquence et l’intensité des cyclones pourraient s’aggraver. La canicule de l’été 2003 en constituerait un signe avant-coureur. Dans le domaine de l’agriculture,
les effets du réchauffement climatique sont d’ores et déjà visibles avec l’accélération de la croissance de certains végétaux, la précocité de la floraison pour la plupart des espèces, l’avancée du calendrier des cultures agricoles. Qui n’a pas constaté que les vendanges se font de plus en plus tôt dans l’année ?
La disponibilité des ressources en eau pose également problème.

 
LES PAYSAGES REMODELÉS

Dès aujourd’hui, notamment dans les territoires d’outre-mer, certaines zones côtières sont confrontées à des phénomènes de submersion, d’accélération de l’érosion, d’intrusion d’eau de mer dans les nappes d’eau douce. En montagne, la fonte des glaciers est déjà constatée. À l’avenir, les effets de dégel se poursuivront.
Les forêts subissent elles aussi de plein fouet le réchauffement climatique. Tempêtes et sécheresses mettent à mal leur rôle dans la régulation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère…

 
 
 
Vous aussi réagissez en rejoingant notre équipe :

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Vendredi 31 août 2007

Les abeilles, piliers de la pollinisation et donc de la présence des fleurs, fruits et légumes disparaissent massivement dans de nombreuses régions du monde, laissant perplexes les scientifiques qui ne manquent toutefois pas d'arguments puisés notamment dans la pression insoutenable des activités humaines sur l'environnement.


Le premier signal d'alarme remonte à l'automne 2006 : les abeilles commençaient alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on y parle de "syndrome d'effondrement des colonies" ("colony collapse disorder" ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s'intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes.


Le même phénomène a été observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas) depuis le début des années 2000, de nombreux pays sont touchés avec là aussi, certaines colonies qui ont perdu jusqu'à 90% de leurs population.Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées despéremment vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu... En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu'une confirmation du phénomène n'ait été donnée pour l'ensemble du pays. Dans de nombreuses régions du monde, les populations d'abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années.


Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d'années, d'assurer la reproduction des plantes à fleurs. De plus, 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation : fruits et légumes. Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes... D'ailleurs, dans certaines régions du monde, la disparition d'insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement.


Les différentes causes possibles


Les chercheurs et les apiculteurs s'avancent en de nombreuses hypothèses car aucune cause principale n'a encore été clairement identifiée, ce qui laisse perplexe les spécialistes sur la question. Toutes les pressions sur l'écosystème et la santé des abeilles sont passées en revue : OGM, ondes électromagnétiques, pesticides, pollutions, changement climatique, raréfaction des fleurs, virus, maladies, parasites, champignons...Depuis l'antiquité l'Homme a domestiqué les abeilles pour en récolter le précieux miel mais depuis quelques années, les sources de dégradation de leur environnement et les atteintes à leur santé sont telles qu'il pourrait s'agir d'une combinaison de facteurs qui surpassent la capacité de résistance des abeilles. Dans un article du journal Le Monde du 29 août, M. Neumann, explique ainsi : "on peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte". Or l'abeille est un excellent témoin de la qualité de l'environnement dans lequel elle évolue...


Au niveau des pesticides, bien que les quantités épandues soient beaucoup plus faibles, les principes actifs restent bien plus puissants. Or, depuis près de 50 ans, les pesticides touchent tous les pays et les capacités de production des pays en voie de développement sont en pleine expansion : la contamination est planétaire. Aux Etats-Unis, les pesticides sont responsables de la destruction de milliers de colonies d'abeilles chaque année. En France, les récoltes de miel se sont effondrées bien qu'avec la suspension des insecticides Gaucho et Régent, le taux de mortalité a diminué sans être revenu à la normale. En effet, l'usage du Gaucho est suspendu depuis 1999 sur le tournesol et depuis 2004 sur le maïs, et celui du Régent depuis 2004 sur toutes les cultures.


Des parasites existent comme l'acarien Varroa destructor ou "vampire de l'abeille" importé involontairement en France depuis le début des années 1980 : à la manière d'un moustique, celui-ci suce l'hémolymphe des abeilles, l'équivalent du sang. Il faut alors traiter les ruches avec un acaricide... Ce parasite retient pour le moment l'attention des spécialistes qui pensent qu'il pourrait jouer un rôle important dans ce déclin.


Quelques études montrent un lien entre les ondes électromagnétiques et la perturbation des abeilles, les téléphones potables et les multiples antennes relais, les lignes à haute tension pourraient jouer dans le déclin des abeilles.


les OGM jouent également un rôle néfaste parce qu'ils contiennent des insecticides. Bien qu'ils soient dédiés à la lutte contre les papillons, les mites et les coléoptères, ils ont certains effets néfastes sur les abeilles. Cependant, en Europe, il y a encore peu de champs cultivés avec des OGM, par rapport aux Etats-Unis, au Brésil ou à l'Inde, mais cela ne va pas durer...


Le climat, plus instable, moins prévisible affecte également les abeilles notamment avec les extrêmes météorologiques de plus en plus fréquents.


La perte d'espaces naturels dans la plupart des régions du monde est également alarmante. Les prairies naturelles sont de plus en plus rares, cédant leurs places à une agriculture intensive particulièrement pauvre du point de vue de la biodiversité. Même les particuliers dans leurs jardins favorisent trop souvent la pelouse et les pesticides aux multiples fleurs qui poussent spontanément.


Les autres insectes pollinisateurs sont touchés


Enfin, les autres pollinisateurs sont également affectés par ce phénomène : "on a toutes les raisons de penser que quand l'abeille domestique a des soucis, c'est pire pour les espèces sauvages, car la colonie a un effet protecteur", explique Bernard Vaissière directeur du laboratoire de pollinisation entomophile à l'INRA d'Avignon.


En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d'abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux à Berne (Suisse) qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu'il prenait "des proportions plus importantes"


.Le mystère reste entier, mais lorsque les sentinelles du bon état de l'environnement viennent à disparaître, cela ne laisse rien présager de bon pour les autres espèces, y compris l'Homme...


Faisons quelque chose pour la nature, rendons notre voiture propre !


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Jeudi 23 août 2007


bouchons.jpg
Les vacances des Français contribueraient au dérèglement de notre planète, d'après une étude de l'Institut français de l'environnement (Ifen).
Bouchons sur la route, pots d’échappement qui polluent… le tout pour atteindre en seulement deux mois 16% des émissions annuelles de gaz carbonique, soit 12,4 millions de tonnes.

Alors que c'est si simple pourtant de faire un geste écologique: un voyage en train génère douze fois moins d'émissions de gaz à effet de serre qu'un voyage en voiture à distance égale.

Mais le train ne représente malheureusement que 13% des déplacements touristiques sur le territoire national alors que les 53% de départs à l'étranger effectués en avion dégagent eux 13 millions de tonnes de CO2 supplémentaires.

Une seule solution : la suppression pure et simple des vacances. Allez, un effort, c’est pour la Nature.


C'EST BIEN GENTIL, MAIS, POUR LE RESTE DE L'ANNEE!
MOI J'AI UNE MEILLEURE SOLUTION !!


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Jeudi 23 août 2007


Au cours d'une patrouille de routine le 27 mai 2007 des gardes forestiers font état de la disparition du lac qui se trouvait aux pieds du glacier Témpano, dans la région d'Aisén et de Magellans au Chili : "Ils se sont trouvés devant une formidable surprise : le lac avait disparu, purement et simplement. Et nous ne parlons pas d'un petit lac, mais d'un assez grand", raconte le directeur régional du corps des gardes forestiers chiliens (Conaf), Juan José Romero, à la radio Cooperativa. "Les morceaux de glaces qu'il y avait dans le lac, étaient là, mais posés sur le fond asséché de ce que fut ce lac, qui a disparu du matin au soir" a-t-il expliqué.

Une équipe scientifique de l'Armée Chilienne et le Centre de Recherche Scientifique (CECS) de Valdivia (Chili) ont réalisé des missions aériennes au-dessus de la zone de disparition du lac. L'équipe était équipée d'un altimètre laser qui a permis de reconstruire, de manière détaillée, en 3D, la topographie des glaciers. Selon le glaciologue Andrés Rivera, qui a dirigé la mission scientifique dans la zone, ce qui s'est produit n'a pas seulement affecté le petit lac situé à proximité du poste de la Conaf, mais fait partie d'un système plus grand encore, ou lac pro-glacier, présent entre les glaciers Témpano et Bernardo. "Les deux lacs se sont vidés vers le nord, en direction du glacier Bernardo" a-t-il expliqué.

Originellement, on pensait que les eaux froides du lac fluaient vers le glacier Témpano. En effet, celui-ci se situe à une altitude plus élevée que le glacier Bernardo. "Il est donc plus facile pour l'eau de s'ouvrir une voie par là [le glacier Bernardo ndlr]." De plus, le glacier Bernardo présente un retrait plus important, supérieur à 6 mètres par an.

La preuve obtenue a permis au glaciologue de reconstruire le "fil de l'histoire". Selon lui, entre les fins des mois d'avril et de mai, le lac avait acquis une dimension qui lui a permis de rejoindre le glacier et le fjord Bernardo, facilité par une instabilité de neige.

Grâce aux images satellite et aux missions sur le terrain, il est maintenant clair pour les scientifiques que l'eau ne s'est pas échappée au-dessus du glacier Témpano jusqu'au fjord, mais qu'elle s'est préférentiellement dirigée vers le nord, jusqu'à une sorte de trou au bord du glacier Bernardo. L'eau s'est introduite entre la glace et a suivi le fjord jusqu'à la mer. L'eau est donc bien partie, mais est en train de revenir lentement, comme a pu le constater l'équipe lors du survol. En effet, le phénomène se produisant au milieu de l'hiver, les glaciers fondent peu.

Il reste à savoir si la barrière naturelle qui retenait le lac va se reformer. Si l'ouverture a été trop large, il est probable que les eaux rejoignent la mer une nouvelle fois. Durant les observations, Rivera a confirmé que dans une partie plus haute de Campos de Hielo, un autre lac a également disparu mais dans de moindres mesures. C'est un processus naturel et cette région est très dynamique. La formation de lacs est plus complexe et leur pérennité dépend du type de barrage de glace qui se met en place.

Tout ceci est en relation avec le processus actuel de changement climatique mais également à la dynamique naturelle des glaciers patagoniens qui avancent, reculent... S'il n'y avait pas eu une augmentation de température et une diminution des précipitations, la quantité de lacs aurait été moindre. Finalement, tout a à voir avec le réchauffement de la planète.

Par sab
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Jeudi 23 août 2007




Depuis janvier 2007, de nombreuses régions du monde connaissent des extrêmes météorologiques et climatologiques. Les mois de janvier et d’avril ont sans doute été les plus chauds à l’échelle du globe depuis le début des observations systématiques, en 1880, si l’on se réfère aux températures moyennes à la surface des terres émergées, l’anomalie positive atteignant 1,89 °C pour janvier et 1,37 °C pour avril. Par ailleurs, plusieurs régions ont connu des précipitations extrêmement abondantes qui ont entraîné de graves inondations. Dans son quatrième rapport d’évaluation, le Groupe d’experts intergouvernemental OMM/PNUE sur l’évolution du climat (GIEC) fait état d’une multiplication des phénomènes extrêmes depuis cinquante ans. Le GIEC prévoit d’ailleurs qu’il est très probable que les vagues de chaleur et notamment les épisodes de chaleur extrême continueront de se multiplier tout comme les épisodes de fortes précipitations.

L’OMM et les Services météorologiques nationaux de ses 188 Membres collaborent avec d’autres institutions des Nations Unies et un certain nombre de partenaires à l’instauration d’un système d’alerte rapide multidanger. En outre, des systèmes d’observation viables sur le long terme sont mis en place en vue de détecter et d’évaluer les incidences du changement climatique et de déterminer les mesures à prendre en priorité pour aider les pays les plus vulnérables à s’adapter.

Fortes précipitations, cyclones et tempêtes de vent
Durant la première moitié (juin-juillet) de la saison de la mousson d’été en Inde, quatre dépressions de mousson, soit deux fois plus que la normale, ont provoqué de fortes pluies et des inondations en Inde, au Pakistan et au Bangladesh. De nombreuses stations ont signalé des cumuls de pluie sur 24 heures supérieurs à 350 mm. Ces valeurs extrêmes et les pluies incessantes ont entraîné des inondations à grande échelle dans toute l’Asie méridionale, situation qui persiste à ce jour et qui s’est soldée par plus de 500 victimes, par l’évacuation de plus de 10 millions de personnes, la destruction de vastes étendues de terres agricoles, la perte de bétail et des dommages matériels considérables.

Le cyclone Gonu, premier cyclone jamais observé en mer d’Oman, a atteint les côtes d’Oman le 6 juin avec des vents soutenus d’une vitesse maximale proche de 148 km/h. Traversant le golfe d’Oman, il a touché terre une seconde fois en Iran. À Oman, plus de 20 000 personnes ont été touchées et plus de 50 ont trouvé la mort.

Du 6 au 10 juin, de fortes précipitations ont dévasté certaines régions du sud de la Chine. Les inondations ont touché plus de 13,5 millions de personnes, dont 120 ont trouvé la mort, notamment lors de glissements de terrain.

En Angleterre et au Pays de Galles, la période comprise entre mai et juillet 2007 a battu tous les records de cumul des précipitations (406 mm) depuis le début 1766, date du début des relevés, le précédent record remontant à 1789 (349 mm). L’épisode extrême observé dans le nord-est de l’Angleterre, où 103,1 mm de pluie sont tombés en 24 heures (les 24-25 juin), a été suivi le 20 juillet par un épisode similaire (120,8 mm de pluie) dans le centre du pays. Ces deux événements ont entraîné de vastes inondations en Angleterre et au Pays de Galles. Au moins neuf personnes ont perdu la vie et les dommages sont estimés à plus de 6 milliards de dollars É.-U.

L’Allemagne a connu quant à elle son mois de mai le plus arrosé - 126 mm - depuis 1901, date à laquelle des relevés ont commencé à être effectués à l’échelle du pays, la normale calculée pour la période 1961-1990 s’établissant à 71 mm. À l’opposé, le mois d’avril est le plus sec que le pays ait connu depuis 1901, avec seulement 4 mm de précipitations en moyenne nationale, ce qui représente 7 % de la pluviosité normale.

Les 17 et 18 janvier 2007, une grande partie de l’Europe du Nord s’est retrouvée sous l’influence d’un puissant système dépressionnaire qui a déversé des pluies torrentielles et engendré des vents soufflant jusqu’à 170 km/h. Au moins 47 personnes sont décédées durant la tempête et des dizaines de milliers ont été touchées par des coupures de courant. Selon une première estimation, les dégâts se chiffreraient entre 3 et 5 milliards d’euros.

Le Mozambique a connu en février les pires inondations des six dernières années. Une trentaine de personnes ont perdu la vie et 120 000 ont été évacuées du bassin central du Zambèze. L’arrivée du cyclone tropical Favio, le 22 février, a entraîné de nouvelles inondations et fait de nouvelles victimes.

Anormalement précoces et abondantes, les chutes de pluie que connaît le Soudan depuis la fin du mois de juin ont entraîné la crue du Nil et d’autres cours d’eau saisonniers. Ces crues ont entraîné des inondations de grande ampleur qui ont endommagé plus de 16 000 habitations.

En mai, de graves inondations et des dégâts considérables ont été causés aux Maldives par une série de vagues liées à une forte houle (3 à 4,5 m de hauteur), qui ont submergé 68 îles dans 16 atolls.

Au début du mois de mai, l’Uruguay a été frappé par les pires inondations que ce pays ait connues depuis 1959. Provoquées par de fortes pluies, elles ont touché plus de 110 000 personnes et mis à mal récoltes et infrastructures.

Vagues de chaleur
En juin et juillet, deux vagues de chaleur extrême ont frappé le sud-est de l’Europe où les températures, supérieures à 40 °C, ont pulvérisé les précédents records. Des dizaines de personnes sont décédées et les pompiers ont combattu jour et nuit les brasiers qui ont ravagé des milliers d’hectares. Le 23 juillet, le mercure a atteint 45 °C en Bulgarie, ce qui constitue un nouveau record de chaleur.

En mai, une vague de chaleur a frappé la Russie centrale et occidentale, où plusieurs records ont été battus. À Moscou, le thermomètre indiquait 32,9 °C le 28, soit la température la plus élevée pour un mois de mai que cette ville ait connue depuis 1891.

Bon nombre de pays européens ont connu le mois d’avril le plus chaud de leur histoire, la température moyenne pour ce mois dépassant de plus de 4 °C la normale dans certaines régions.

Conscients de l’impact catastrophique des vagues de chaleur sur la santé, l’OMM et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mettent la dernière main à un projet de directives sur la mise en œuvre de systèmes d’avis de vague de chaleur et de veille sanitaire.

Évolution du climat et extrêmes climatiques
Selon les conclusions des derniers rapports d’évaluation scientifique du changement climatique établis par le Groupe d’experts intergouvernemental OMM/PNUE sur l’évolution du climat (GIEC), le réchauffement du climat ne fait désormais plus de doute. Onze des douze dernières années (1995-2006) figurent parmi les 12 années les plus chaudes qui aient été constatées depuis le début des mesures instrumentales. Sur cent ans (1906-2005), la température moyenne à la surface du globe a accusé une hausse de 0,74 °C, et sur les cinquante dernières années, le rythme moyen du réchauffement est presque le double (0,13 °C par décennie) de celui calculé pour le siècle écoulé. L’étude des paléoclimats laisse supposer que dans l’hémisphère boréal, la seconde moitié du XXe siècle a été très probablement plus chaude, s’agissant des températures moyennes, que toute autre période de 50 ans des 500 dernières années et probablement la plus chaude des 1 300 dernières années.

Le GIEC fait aussi état d’une augmentation de la fréquence des phénomènes extrêmes observés ces 50 dernières années, en particulier les épisodes de fortes pluies, les vagues de chaleur et le nombre de jours et de nuits de canicule.

D’après les projections concernant l’évolution du climat, il est très probable que les vagues de chaleur et notamment les épisodes de chaleur extrême continueront de se multiplier tout comme les épisodes de fortes précipitations.

Informations supplémentaires
Diverses régions d’Amérique du Sud ont connu des tempêtes de vent, des blizzards et des chutes de neige exceptionnelles à la faveur d’un hiver inhabituellement froid qui a fait chuter les températures jusqu’à -22 °C en Argentine et -18 °C au Chili au début du mois de juillet.

Le 27 juin, un front froid a traversé l’Afrique du Sud, y déversant la première chute de neige significative que ce pays ait connue depuis 1981 (25 cm dans certaines régions).

En Inde, à la mi-mai, une vague de chaleur a fait grimper le thermomètre jusqu’à 45 voire 50 °C.

De nombreux pays européens ont connu le mois de janvier le plus chaud de leur histoire. Aux Pays-Bas, la température moyenne de ce mois – environ 7,1 °C, soit 2,8 °C de plus que la normale calculée pour la période 1961-1990 – est la plus élevée qui ait jamais été constatée depuis 1706, date à laquelle on a commencé à faire des mesures, tandis qu’en Allemagne, l’écart par rapport à la normale était de 4,6 °C.

Depuis 1970 environ, les violents cyclones tropicaux ont tendance à se multiplier dans l’Atlantique Nord.

Notes
Le présent rapport a été établi sur la base des informations communiquées par plusieurs Membres de l’OMM et avec la collaboration du National Climatic Data Center (NCDC) de la NOAA (États-Unis d’Amérique), du Deutscher Wetterdienst (DWD) (Allemagne) et du Met Office (Royaume-Uni). La liste des extrêmes météorologiques et climatiques a valeur indicative et n’est pas exhaustive. Des informations plus complètes sur les anomalies météorologiques et climatiques observées en 2007 seront communiquées vers la fin de l’année.
L'Organisation météorologique mondiale est l'organisme des Nations Unies qui fait autorité pour les questions relatives au temps, au climat et à l'eau .

 

Par sab
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Lundi 20 août 2007

banquise082007.png Couverture de la banquise en Arctique le 16 août 2007 (à gauche)
et le 21 septembre 2005 (à droite). La moyenne mensuelle de
1979 à 2000 est représentée par la ligne en violet

crédit : National Snow and Ice Data Center, 08/2007

Selon des observations satellites effectuées par le centre national américain de données sur la neige et la glace (NSIDC - National Snow and Ice Data Center), la superficie de la glace de mer ou banquise en Arctique a diminué de façon dramatique cet été, battant le précédent record de 2005.

Au 17 août, l'extension de la banquise arctique était de 5,26 millions de km² alors qu'en septembre 2005, la superficie enregistrée était de 5,32 millions de km², la plus faible superficie jamais mesurée par les satellites. Bien que ce nouveau record soit établi un mois avant celui de 2005, les dernières observations montrent que la glace continue de fondre, laissant présager des résultats pour 2007 encore plus inquiétants. En effet, les minimums sont généralement enregistrés jusqu'à fin septembre, ce qui correspond à la fin de l'été, le mois de septembre connaissant d'ailleurs le minimum mensuel le plus bas de l'année.

Déjà, "pendant la première semaine en juillet, la glace de mer en Arctique a commencé à disparaître à des niveaux que nous n'avions jamais vu auparavant" a déclaré Sheldon Drobot, qui dirige le groupe "Arctic Regional Ice Forecasting System" au Colorado Center for Astrodynamics Research, CCAR aux Etats-Unis.

La couverture de la banquise est particulièrement faible dans la partie orientale de l'Arctique au niveau de la mer de Sibérie Orientale et de la mer des Tchouktches et dans le nord de la mer de Beaufort en Alaska. Du côté atlantique de l'océan Arctique, les dégâts sont plus limités bien que supérieurs à la normale.

Selon le NSIDC, cette forte diminution de la superficie de la banquise serait liée aux conditions météorologiques inhabituelles durant le mois de juin et juillet. En effet, la présence de hautes pressions tenaces a fourni un important ensoleillement favorable à la fonte des glaces. Ainsi, les données satellites montrent que le ciel au dessus de la mer de Beaufort fût clair ou pratiquement 43 jours sur 55 du 1er juin au 23 juillet 2007.
De plus, des températures de 3 à 5°C supérieures aux normales ont été enregistrées, ainsi que des circulations atmosphériques favorables à la fonte des glaces de mer.

Une manifestation du changement climatique ?

La glace de mer arctique de mer demeure "l'un des meilleurs facteurs prédictifs de changements climatiques sur terre" note Sheldon Drobot qui ajoute qu'il y aura "probablement en septembre 2/3 de la banquise alors observée il y a 25 ans, une bonne indication que quelque chose de significatif se produit avec le climat". En effet, rappelons qu'en 1978, lors des premières observations par satellite, la banquise couvrait alors 7,5 millions de km².

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Par sab
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Lundi 20 août 2007

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Alors que de nouvelles négociations s’ouvrent à l’ONU pour l’après-Kyoto, un rapport de Christian Aid estiment que 182 millions de gens pourraient mourir en Afrique d’ici 2100 des causes directes du changements climatiques.

Cette semaine, c’est 190 nations qui seront représentées, à partir de ce lundi 15 mai, à Bonn dans le cadre de la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques (CCNUCC) pour de nouvelles négociations sur la question climatique.


Le sommet sera présidé par la ministre canadienne de l’Environnement, Rona Ambrose. Elle avait subi la semaine dernière les foudres des écologistes canadiens appelant notamment à sa démission puis par l’opposition canadienne, car le gouvernement conservateur canadien (mené par Stephan Harper) a décidé de ne plus respecter le protocole de Kyoto dans son intégralité. Finalement, ella a décidé de repartir au Canada, sans pour autant démissionner.


« Elle est passée en coup de vent pour couper le ruban. Ce sera la grande contribution du Canada à cette conférence ! Elle ne reste même pas pour entendre ce que les autres pays ont à dire. Elle a reconnu que l’Arctique serait très touchée par le réchauffement du climat, mais elle n’a pas parlé une seule fois d’objectifs de réduction à long terme, ce qui est le but premier de la conférence qu’elle préside. C’est une vraie honte », expliquait Steven Guilbeault, de Greenpeace Québec, qui participe à la rencontre de Bonn.


Les pays en développement vont certainement demander aux pays riches de créer la dynamique pour ne pas payer d’abord le prix économique de ces stratégies environnementales. "Les pays en développement attendent des pays industrialisés qu’ils jouent un véritable rôle moteur dans les efforts pour limiter les émissions avant qu’ils n’acceptent eux-mêmes des objectifs contraignants", a déclaré Richard Kinley, secrétaire par intérim de la Convention-cadre de l’ONU. Un des arguments que font valoir ces pays est que le réchauffement global a été majoritairement provoqué par le train de vie des pays du Nord. En effet, un Occidental consomme 11 fois plus d’énergie qu’un habitant de pays du Sud. La moitié des rejets de CO2 sont produits par les pays du Nord (24% du total mondial pour les Etats-Unis, 10% pour la zone euro).


Le sommet du G8 de l’an dernier avait donné lieu à un accord sur le développement du marché des technologies des énergies propres et sur une meilleure accessibilité pour les pays émergents pour les aider notamment à s’insérer dans la lutte contre le changement climatique. Cette semaine sera potentiellement l’occasion de rassembler les 40 pays qui ont ratifié le protocole et les pays émergents comme la Chine, et bien sûr les Etats-Unis, qui l’ont refusé pour trouver une convergence sur les solutions.


Cette lutte continura ensuite jusqu’à la semaine prochaine lors d’une discussion préaliminaire avant des longues négociations sur l’après-Kyoto.

 

Les craintes mises en exergue par Christian Aid sont les suivantes :


* 182 millions de gens pourraient mourir en Afrique subsaharienne d’ici 2100 des causes directes du changements climatiques (sécheresse, famine, migrations,...).


* Globalement, les températures moyennes pourraient augmenter entre 1,5 et 6°C d’ici 2100, ce qui contriburait à élever le niveau de la mer (entre 15 cm et 95 cm).


* Le nombre de victimes d’inondation ou de tempête est passé depuis 30 ans de 740 millions à 2,5 milliards de personnes.

* Plus de 3 millions de personnes meurent chaque année du paludisme . Les changements climatiques contribueront à augmenter les facteurs essentiels à l’épidémie (chaleur et humidité).

POURQUOI DEVRAIENT-ILS PAYER POUR NOS ERREURS ?


POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ-MOI 

ICI     

 

 

Par sab
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